Combien coûte un site internet en Suisse en 2026 ?
De 890 à 15'000 CHF pour « un site » : l'écart est énorme et rarement expliqué. Voici les fourchettes réelles en Suisse romande, et ce qui les justifie.
Demandez à trois agences romandes ce que coûte un site internet et vous obtiendrez 890 CHF, 4’000 CHF et 12’000 CHF. Les trois disent vrai. Elles ne vendent simplement pas la même chose, et presque personne ne prend le temps d’expliquer la différence. La voici.
Les quatre paliers du marché suisse
800 à 1’500 CHF — le site vitrine. Trois à cinq pages, un gabarit ou un design simple sur mesure, vos coordonnées et vos prestations. De quoi exister sérieusement et être trouvé sur votre nom. C’est le bon palier pour un artisan ou une PME, un indépendant ou un petit commerce.
2’000 à 5’000 CHF — le site qui travaille. Huit à quinze pages, un formulaire, une galerie, un espace d’administration pour modifier vous-même, souvent une deuxième langue. C’est à ce niveau qu’un site cesse d’être une carte de visite et commence à générer des demandes.
6’000 à 15’000 CHF — le sur-mesure. Réservation, boutique en ligne, espace client, raccordement à vos outils existants. Ici le prix est porté par les fonctionnalités, pas par le nombre de pages. C’est le palier d’un hôtel qui veut reprendre ses réservations en direct.
Au-dessus, vous payez une équipe, un chef de projet et un processus. Ça peut se justifier. Pour une entreprise de dix personnes sur la Riviera, rarement.
Ce qui fait vraiment varier le prix
Pas le nombre de pages : c’est la partie facile. Trois choses pèsent réellement sur la facture.
Les textes. Rédiger le contenu d’un site depuis une page blanche prend plus de temps que le construire. La plupart des devis supposent que vous fournissez les textes. Si ce n’est pas le cas, dites-le tout de suite : c’est souvent le poste le plus lourd, et celui qui fait exploser les délais.
Les photos. Un site bien fait avec de mauvaises photos rend moins bien qu’un site simple avec de bonnes photos. En restauration et en hôtellerie, c’est le facteur décisif, avant le design.
Les fonctionnalités. Un moteur de réservation, une boutique, un espace membres : chacun multiplie le travail. Un formulaire de contact, non.
Le piège du site à 890 francs
Les prix très bas existent vraiment, et ils ne sont pas malhonnêtes en soi. Mais ils supposent presque toujours un gabarit partagé, aucun travail de rédaction, aucune photographie, et un abonnement mensuel obligatoire où se trouve la vraie marge.
Le point à vérifier n’est pas le prix affiché mais ce qui se passe quand vous partez. Sur beaucoup de ces offres, le site ne vous appartient pas et ne vous suit pas. Posez deux questions avant de signer : est-ce que je suis propriétaire du site et du nom de domaine, et combien ça coûte de partir ? Une réponse claire aux deux vaut mieux qu’un tarif d’appel.
Ce que ça coûte chez nous
On travaille à prix fixe, affichés. Le pack Vitrine est à 1’000 CHF : jusqu’à trois pages, un design dessiné pour vous, mise en ligne comprise. Le pack Complet est à 2’500 CHF : jusqu’à huit pages, formulaire, galerie, version anglaise et espace d’administration. Au-delà, c’est sur devis, avec un tarif de référence de 100 CHF de l’heure.
L’hébergement et le suivi sont séparés, à partir de 12.50 CHF par mois. On les sépare volontairement : l’abonnement ne devrait jamais être l’endroit où se cache le vrai prix.
Et après ?
Prévoyez que le site vive. Une page qui n’a pas bougé depuis trois ans donne l’impression d’une entreprise fermée. Que vous le mettiez à jour vous-même ou que vous le fassiez faire, budgétez-le : c’est ce qui sépare un site qui rapporte d’un site qu’on a simplement acheté.
Si vous voulez un chiffre pour votre cas précis, la page création de site internet détaille ce que contient chaque formule.