Votre site est loué à une agence : comment reprendre la main
Un abonnement qui court depuis huit ans, des fichiers jamais reçus, un domaine au nom du prestataire. Comment vérifier, quoi demander, dans quel ordre.
Avant tout le reste, vérifiez une seule chose : à quel nom est enregistré votre nom de domaine. Tout découle de cette réponse — les fichiers, le design, l’abonnement. Si le domaine est à vous, vous êtes libre. S’il ne l’est pas, c’est la première chose à récupérer, avant même de parler de refonte.
C’est la situation la plus fréquente dans la région : un site vendu avec un forfait mensuel, signé il y a huit ans, encore payé aujourd’hui, et qu’on ne peut ni modifier ni emporter.
Vérifier, en deux minutes
Ouvrez un service public de recherche whois et tapez votre adresse. Regardez le champ titulaire (registrant).
- Vous y voyez le nom de votre entreprise ? Parfait, vous êtes propriétaire.
- Vous y voyez le nom de l’agence, ou un service d’anonymisation que vous n’avez jamais demandé ? C’est votre point de départ.
- Le champ est masqué ? Demandez par écrit à votre prestataire : « qui est le titulaire du nom de domaine ? » Une réponse franche est déjà un bon signe.
Ce qu’on vous doit, et ce qu’on ne vous doit pas
Ça dépend entièrement de ce que vous avez signé, et il faut être honnête : dans une formule de location, le prestataire est souvent en droit de garder le site lui-même — le design, les gabarits, le code. Ce n’est pas un abus, c’est le contrat.
En revanche, deux choses sont presque toujours à vous :
- Votre contenu : vos textes, vos photos, votre logo. Vous les avez fournis ou payés.
- Votre nom de domaine, s’il a été enregistré à votre nom ou payé par vous.
Demandez-les explicitement, par écrit, avec une date. Un e-mail daté vaut mieux qu’un appel dont personne ne se souvient.
Le bon ordre
- Récupérer ou transférer le domaine. Rien de sérieux ne peut se faire avant.
- Sauvegarder le contenu : copier le texte de chaque page, télécharger chaque photo dans la plus grande taille disponible, et noter la liste des adresses de pages.
- Construire ailleurs, tranquillement, pendant que l’ancien site reste en ligne.
- Basculer, avec une redirection de chaque ancienne adresse vers la nouvelle. C’est cette étape qui protège votre référencement.
- Résilier l’abonnement, et seulement là. Jamais avant que le nouveau site soit en ligne — un site coupé pendant trois semaines coûte plus cher que trois mois d’abonnement.
Ce que ça coûte
Généralement moins qu’on ne le craint, parce qu’une partie du contenu existe déjà. Ce qui coûte, ce n’est pas la reconstruction — ce sont les semaines perdues à négocier avec un prestataire qui n’a aucun intérêt à répondre vite.
C’est exactement pour ça que la vérification du domaine passe en premier : elle vous dit, en deux minutes, si vous avez une négociation devant vous ou simplement un déménagement. Le détail de ce qu’on garde et de ce qu’on refait est sur la page refonte de site à Châtel-Saint-Denis.